Le cadre doré : relique d’une incorporation ?

Ce texte analyse les implications du retrait du fond doré dans le cadre doré à la fin du Moyen Âge en comparant le portrait de Louis II d’Anjou de la Bibliothèque nationale de Paris à l’Homme au Turban Rouge de la National Gallery de Londres. Il s’agit de suivre la déclaration de Louis Marin selon l...

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Bibliographic Details
Main Author: Vera Beyer
Format: Article
Language:fra
Published: Centre d´Histoire et Théorie des Arts 2006-09-01
Series:Images Re-Vues
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/imagesrevues/180
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Description
Summary:Ce texte analyse les implications du retrait du fond doré dans le cadre doré à la fin du Moyen Âge en comparant le portrait de Louis II d’Anjou de la Bibliothèque nationale de Paris à l’Homme au Turban Rouge de la National Gallery de Londres. Il s’agit de suivre la déclaration de Louis Marin selon laquelle, dans ce changement, l’or passe d’une indication du sacré de la figure représentée à une indication d’une valeur auratique de l’œuvre d’art. Cet article montre qu’ainsi les figures deviennent de plus en plus détachées de la surface représentée au xve siècle ; une relation entre la figure et le cadre est établie qui n’est plus fondée sur les objets dépeints mais sur des lignes potentiellement latentes qui organisent la composition d’une image correspondant au concept d’« image-corps » de Daniel Arasse. En soulignant ces connections latentes, l’article montre que la peinture de chevalet du xve siècle maintient d’étroites relations avec le cadre doré qui a été considéré comme un résidu de transcendance médiévale.
ISSN:1778-3801