Une image vaut mille mots : la crise d’Oka de 1990 et sa représentation par une photographie

Oka, 1990. La presse canadienne fait état d’un événement qui choque la population, particulièrement celle du Québec. Le 11 juillet, un affrontement entre la Sûreté du Québec et les Mohawks de Kanesatake fait un mort, le caporal Marcel Lemay. Il a été convenu d’appeler l’été 1990 au Québec la crise d...

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Main Author: Émilie Guilbeault-Cayer
Format: Article
Language:deu
Published: Conserveries Mémorielles 2007-09-01
Series:Conserveries Mémorielles
Online Access:https://journals.openedition.org/cm/194
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author Émilie Guilbeault-Cayer
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collection DOAJ
description Oka, 1990. La presse canadienne fait état d’un événement qui choque la population, particulièrement celle du Québec. Le 11 juillet, un affrontement entre la Sûreté du Québec et les Mohawks de Kanesatake fait un mort, le caporal Marcel Lemay. Il a été convenu d’appeler l’été 1990 au Québec la crise d’Oka, ou l’été des Indiens. Très fortement médiatisée, la crise d’Oka deviendra dans les années qui suivent le symbole des revendications autochtones, ainsi que celui de l’incompréhension régissant leurs relations avec l’État. Brutal, l’été des Indiens échauffe et marque les esprits de chacun et laisse des séquelles profondes dans les deux communautés impliquées. Même après la fin de la crise, le sujet est traité sporadiquement dans les médias. Le spectre d’Oka plane au-dessus de nos têtes, menaçant, et les médias ne se privent pas de le rappeler à la moindre occasion. La mémoire de la crise est donc vive, et peu suffit à la population pour se rappeler les douloureux événements de l’été 1990, qui font référence à l’incompréhension, à l’échec. En s’inscrivant dans les mentalités tout d’abord comme symbole, faisant un lien direct avec des mythes prenant part aux références identitaires canadiennes et québécoises, comme l’Indien fabriqué et le « royaume de paix », la photographie ouvre la porte à la mémoire et deviendra par la suite un lieu de mémoire.  Étude du chemin qu’a suivi la photographie pour prendre toute cette symbolique.
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