Les russes à Bizerte : de la Tunisie à la France, les étapes d’une intégration contrariée

Le destin de l’Escadre russe avec les 5849 personnes évacuées de Sébastopol à Constantinople puis à Bizerte en 1921 fut l’objet de tractations avec l’URSS, reconnue par la France en 1924 et invitée à rembourser les fameux « emprunts russes » en échange de l’intégration des navires au sein de la Flot...

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Bibliographic Details
Main Author: Hélène Menegaldo
Format: Article
Language:English
Published: Université de Poitiers 2015-06-01
Series:Cahiers du MIMMOC
Subjects:
Online Access:https://journals.openedition.org/mimmoc/2077
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Description
Summary:Le destin de l’Escadre russe avec les 5849 personnes évacuées de Sébastopol à Constantinople puis à Bizerte en 1921 fut l’objet de tractations avec l’URSS, reconnue par la France en 1924 et invitée à rembourser les fameux « emprunts russes » en échange de l’intégration des navires au sein de la Flotte soviétique. En gage de bonne volonté, les autorités françaises désarmèrent les navires et expulsèrent les exilés installés à bord et dans le camp de Sfayat. La prochaine étape de l’exode fut la France où existait déjà une communauté fortement structurée. Malgré la reprise des relations diplomatiques et commerciales avec l’URSS, la France resta fidèle à ses engagements et permit aux émigrés russes de préserver leur identité tout en s’intégrant à la société française, en dépit de conditions d’existence souvent difficiles.
ISSN:1951-6789